Barbecue « carré rouge »

Mercredi prochain, le 5 juin donc, aura lieu à la facultés des sciences et technologies (campus de Vandoeuvre) un barbecue « carré rouge ». Tous les sympathisants du mouvement contre l’augmentation des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers y sont cordialement invités.
Les festivités commenceront à 18h, près de l’entrée menant à l’amphi 8.
Nous nous occupons d’amener de la viande à griller. Afin de prévoir au mieux les quantités, merci de bien vouloir vous inscrire ici (si vous venez à plusieurs, merci de vous inscrire autant de fois qu’il y a de convives) :
Pour le reste (boissons, salades, cakes,…), cela fonctionne sur le principe de l’auberge espagnole. Amenez ce que vous voulez !
Au plaisir de vous voir nombreuses et nombreux mercredi !

Compte rendu de l’assemblée générale à la Faculté des Sciences et Technologie du 9 mai 2019

Environ 50 personnes présentes à partir de 12h30.

1) Retour sur le reportage de mardi 7 mai 2019 sur FR3 où le Président de l’Université de Lorraine dit en parlant de la politique de l’établissement : «on veut prendre du temps pour savoir comment nous allons mettre en place une politique qui à mon sens doit faire deux choses : utiliser toutes les possibilités d’exonération que l’on a dans l’établissement et puis regarder quels, euh, types, typologies d’étudiants on veut favoriser à l’Université de Lorraine ».

et il est rappelé la baisse dramatique 33% de candidat étrangers en moins à l’UL du fait de l’augmentation drastique des droits d’inscription.

La vidéo est ici : https://members.loria.fr/YBoniface/bienvenue/ressources/France3_7mai.mp4

Le phrasé choisi (« types, typologies d’étudiants ») interpelle l’AG. Quels seront les critères retenus ? L’origine nationale des étudiants ? La formation qu’ils choisiront ?

Il est regrettable que le Président n’apparaisse que comme un acteur de la mise en œuvre de cet arrêté discriminatoire, et qu’une opposition à cet arrêté ne soit pas affichée.

2) Aujourd’hui journée d’actions pour sauver la fonction publique avec manifestation prévue à Nancy l’après midi

3) Diverses interventions :

a) Inquiétudes autour des campus numériques, formation à distance

b) Quizz sur universitéouverte.org «Ton président d’université est-il réellement contre la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers » : https://universiteouverte.org/2019/04/29/quizz-ton-president-duniversite-est-il-reellement-contre-la-hausse-des-frais-dinscription-pour-les-etudiants-etrangers/

L’analyse des diverses interventions de notre Président ne nous permet pas de le classer parmi les hypothétiques contestataires à cette hausse.

c) Des adresses de blog de Julien Gossa sont partagées, présentant des articles bien argumentés et documentés. Sur la hausse des frais d’inscription, dans l’ordre :

http://blog.educpros.fr/julien-gossa/2019/04/12/hausse-des-frais-dinscription-sommes-nous-devenus-des-universitaires-zombies/

http://blog.educpros.fr/julien-gossa/2019/04/15/hausse-des-frais-dinscription-pour-les-etudiants-extra-communautaires-une-victoire-a-la-pyrrhus/

http://blog.educpros.fr/julien-gossa/2019/04/21/publication-des-textes-sur-la-hausse-des-frais-dinscription-des-etudiants-etrangers-quen-pense-cassandre/

Puis sur la loi de transformation de la fonction publique :

http://blog.educpros.fr/julien-gossa/2019/04/01/les-formidables-opportunites-de-la-loi-de-transformation-de-la-fonction-publique/

d) Un retour est donné sur la réforme destructrice du service publique, et notamment sur la perte annoncée de l’indépendance des divers acteurs de l’enseignement (secondaire et universitaire).

e) Ces diverses réformes sont mises en perspective des ressources financières, avec mention à l’arrêt de la compensation du Glissement Vieillesse Technicité par l’Etat, ce qui se traduit par les gels (report etc) de poste à l’Université.

 

4) Propositions :

a) Sur le modèle du Quizz de universteouverte.org l’AG réfléchi à demander au Président de l’UL d’organiser une journée débat pour discuter des évolutions de l’université :

Question 9 : Pourrait-on banaliser une journée pour que les enseignant·es et étudiant·es puissent discuter de l’avenir de notre université et de la transformation de son modèle économique, et éventuellement manifester s’ils le souhaitent ?

  1. Très bonne idée, je mets le service de communication à votre disposition pour organiser l’évènement.
  2. Mais bordel, tu vois pas qu’on a gagné et que toi t’as perdu ? Pourquoi tu t’acharnes ? Tu vois pas que t’es tout seul à défendre des idées désuètes dont personne n’a plus rien à faire ?
  3. “Banaliser” ? Je ne comprends pas la question… Ha… Non, car je ne banalise jamais de journée pour aucune raison quelle qu’elle soit.
  4. Ne répond pas.

Cette proposition sera précisée lors de la prochaine assemblée.

 

Pour complément d’information la cabinet du Président a envoyé un message contenant entre autres informations :

« Politique 2019/2020 d’exonération des étudiants extra-communautaires en matière de droits d’inscription

L’arrêté du 19 avril 2019 fixe les montants annuels des droits d’inscription. Parmi les taux qu’ils prévoient, les droits d’inscription applicables aux étudiants extracommunautaires sont différenciés en Licence et en Master et en forte augmentation. Le décret du même jour [relatif aux modalités d’exonération des droits d’inscription des étudiants étrangers] prévoit deux modalités d’exonérations relevant de la politique sociale, mise en œuvre à l’Université de Lorraine par le CASE, et relevant de la stratégie de l’établissement. L’exonération doit également s’entendre au sens total ou partiel. Un plafond est fixé à 4500 possibilités d’exonération (soit 10% des effectifs inscrits hors boursiers).

A ce stade et dans ce contexte, la stratégie d’établissement n’est pas encore définie et nécessite un débat au sein de la communauté. Aussi j’ai proposé au conseil d’administration de ne pas appliquer l’augmentation des droits à la rentrée prochaine, c’est à dire de s’engager sur une exonération de l’ensemble des étudiants extra-communautaires.

L’objectif est d’aboutir à un débat à l’automne pour une politique d’exonération en lien avec les axes stratégiques de l’établissement. »

b) Il est suggéré de transformer le collectif QSFSP en association pour pouvoir avoir une existence légale et ainsi pouvoir avec des actions telles que participer à des recours auprès du conseil d’état.

c) Vu la mobilisation décroissante il est suggéré de préparer en amont les actions à mener l’année prochaine, de maintenir l’information.

d) Rendez-vous mardi prochain 14 mai (puis 21 mai) pour un repas tiré du sac à partir de 12h15, devant l’entrée de l’amphi 8 à la FST. Un pique-nique / barbecue sera organisé les 5 ou 6 juin (contacter les associations de la FST pour favoriser la participation).

 

Manifestation 1ier mai

Afin de protester notamment contre l’arrêté instituant l’augmentation des droits d’inscription à l’Université pour les étudiants extra-communautaires vous êtes invités à participer à la manifestation prévue par l’union intersyndicale ce mercredi 1ier mai à partir de 10h30 place Dombasle à Nancy.
Envie d’afficher votre soutien au mouvement ? Des carrés rouges à épingler sur vos vêtements sont disponibles sur le campus FST (contact : qsfsp@framalistes.org) [e.g. aujourd’hui de 15h45-16h10 en ST18]

Même si cet arrêté est publié depuis une semaine la lutte continue, par exemple sur des bases juridiques, car en effet il y a ” « erreur manifeste d’appréciation », le moyen employé (l’augmentation des frais d’inscription) entrant en contradiction avec le but proclamé – accroître le nombre d’étudiants étrangers en France –, et surtout la « rupture d’égalité » entre les étudiants étrangers hors UE et tous les autres, qui revêt un caractère « discriminatoire »”.
https://universiteouverte.org/2019/04/27/arretons-larrete/
https://www.humanite.fr/universites-un-recours-contre-la-taxation-des-etudiants-etrangers-671440

Plus d’infos sur ce carré rouge  :
http://qsfsp.ovh/
https://www.facebook.com/CollectifQSFSP/
https://twitter.com/QSFSP_Nancy

Recours pour “excès de pouvoir” contre la hausse des frais à l’université pour les étudiants étrangers ?

Hausse des frais à l’université pour les étudiants étrangers : des associations vont saisir le Conseil d’Etat
Un recours pour “excès de pouvoir” va être déposé dans les prochaines semaines.

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/parcoursup/hausse-des-frais-a-l-universite-pour-les-etudiants-etrangers-des-associations-vont-saisir-le-conseil-d-etat_3414607.html?fbclid=IwAR32Tgy2U34DJu-fuB0ewR4XlXmMgZk_Lxk5-08vXGmJsUZ79eqeOVUzCNs

Compte rendu de l’AG à la FST de Nancy, 24 avril 2019

Compte rendu de l’Assemblée Générale à la Faculté des Sciences et Technologies de Nancy, 24 avril 2019

 

Environ 80 personnes sont présentes dans l’A5 de la FST à partir de 12h30.

1) Tout d’abord un récapitulatif des actions liées à l’inauguration de l’Institut Jean Lamour du 5 avril et de la venue de la ministre à cette occasion est donné.

Anecdote : le Préfet également présent a fait une remarque au Directeur de l’IJL pour avoir porté le carré rouge, manquant ainsi selon lui à son devoir de réserve.

Différents moments ont ponctué cette journée, notamment :

  1. a) Échange entre la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche F. Vidal et le Conseil Scientifique de l’Université de Lorraine autour de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche, ce qui a été l’occasion de solliciter Mme la ministre sur le projet « Bienvenue en France » :
  2. i) il lui a été ainsi rappelé que par exemple à l’IJL c’est 60 % de doctorants extra-communautaires et que bien que les doctorants soient désormais hors du champ d’application de l’arrêté celui-ci constitue néanmoins toujours une mise en péril de la recherche par l’atteinte portée aux masters.
  3. ii) crise de confiance : la ministre sollicite par exemple le CNESER pour avis mais celui-ci n’est pas pris en compte, ce qui induit donc un problème de confiance (d’autres entités ont également émis des avis négatifs, telles que la CPU, des commissions, département, secteurs etc. via des motions, diverses mobilisations …)

L’une des réponses fournie par la ministre est de nous dire que nous n’avons qu’à valoriser les formations scientifiques ! C’est néanmoins quelque chose que nous faisons déjà depuis de nombreuses années !!

  1. b) Sollicitations de A. Rossinot (président de la métropole du Grand Nancy) et M. Klein (Président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle) montrant sans ambiguïté leur opposition ferme au décret.

La ministre agacée par ces remarques indique refuser de se sentir comme aux séances de questions au gouvernement en étant obligée de répondre aux injonctions portées par les deux présidents. Elle les enjoint d’ailleurs à relire le projet. C’est le moment choisi par la ministre pour nous présenter la règle des trois tiers. Nouvel élément de communication a priori…

  1. c) Entrevue de la ministre avec une délégation composée du doyen, de deux collègues enseignants chercheurs du collectif QSFSP et de trois étudiants

Conclusion de la ministre : il y a trop d’étudiants dans le supérieur, valoriser l’apprentissage

Désengagement de l’état, financement par le privé

Assez peu d’opposition du président de l’UL Pierre Mutzenhardt au projet de la ministre

2) Présentation de Thomas Stoll (Président commission d’admission portail Math-Info Nancy Metz) et Gérald Tenenbaum sur la manipulation des chiffres sur Campus France

Voir sa présentation et les 4 textes, voir côté légal / iniquité ?

http://qsfsp.ovh/index.php/2019/04/07/frais-dinscription-une-manipulation-sur-campus-france/

http://qsfsp.ovh/index.php/2019/04/08/frais-dinscription-une-manipulation-sur-campus-france-ii/

http://qsfsp.ovh/index.php/2019/04/10/frais-dinscription-une-manipulation-sur-campus-france-iii/

http://qsfsp.ovh/index.php/2019/04/23/frais-dinscription-une-manipulation-sur-campus-france-iv/

 

La pétition à signer : https://www.change.org/p/mme-la-ministre-fr%C3%A9d%C3%A9rique-vidal-frais-d-inscription-%C3%A0-l-universit%C3%A9-non-%C3%A0-la-manipulation?recruiter=947744638&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

3) Discussion

L’ambiguïté du texte de l’arrêté sur la notion de discontinuité des études pour ne pas être concerné : demander une clarification à la ministre.

En effet la ministre a toujours dit que les étudiants déjà en France ne seraient pas touchés mais le texte du décret est (volontairement?) flou sur la notion de discontinuité (changement de cycle?, changement d’université?, redoublement?, année sabbatique ?) ; dès l’année prochaine des présidents d’université favorables à une augmentation pourraient-il faire payer, par exemple, les étudiants de L3 qui passeraient en Master1 en arguant une “discontinuité” ?

4) Moyens d’action

Rejoindre la lutte contre la réforme lycée et premier degré (« école de la confiance ») ; ce jeudi à 18h au Mac Carthy le collectif de lutte contre la réforme du lycée se réunit, il pourrait être intéressant de se joindre à eux pour discuter.

Rejoindre les manifestions nationales, notamment celle du 1ier mai.

Communication sur les mensonges etc et la vraie stratégie du gouvernement

Contacter les autres responsables de commissions d’admission

Sondage des collègues : êtes-vous pour ou contre l’arrêté ?

Beaucoup d’étudiants étant en exam ou stage, le nombre de personnes présentes en AG est plus faible ; on propose d’espacer les AG

Il est souligné l’importance de garder du lien, par exemple en organisant des pique-nique etc au rythme des dates de mobilisation nationales (pas forcement organiser des AG formelles chaque semaine)

La prochaine AG est le 9 mai à 12h15

1ier mai : rassemblement place Dombasle pour participer à la manifestation prévue par les organisations syndicales.

Manipulation_Campus-France.pdf

Frais d’inscription : une manipulation sur Campus France (IV)

Quelques observations supplémentaires concernant le changement de traitement des candidatures d’inscription à l’université pour les candidats étrangers en première année.

Point 1 : La date du changement de procédure
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Selon les explications de la direction de Campus France reprises dans une récente dépêche d’AEF-info l’agence de promotion de l’enseignement supérieur français indique que la modification de la procédure était prévue “depuis longtemps”. La direction de Campus France ajoute ensuite que la date de mise en application a été décalée au 2 avril “pour des raisons techniques”.

On peut légitiment s’interroger : Si la modification de procédure était prévue depuis longtemps, pourquoi n’a-t-elle pas été mise en place au début du mouvement ? Si des problèmes techniques ont survenu, pourquoi la nouvelle procédure n’a-t-elle pas été reportée à la rentrée prochaine ?

Une procédure qui se trouve modifiée en cours de route n’a rien de rassurant pour un candidat. Même le ministère (envoi du 5 avril aux services universitaires précisant le changement de traitement des DAP blanches) indique : “compte tenu de la modification tardive de la réglementation, il y a des risques que certains candidats passent à côté de l’information.”

Quelle urgence y avait-il à faire ces changements ? Peut-on raisonnablement croire qu’ils n’ont pas été provoqués par la forte contestation des milieux universitaires, dont l’un des arguments est précisément une baisse du nombre des candidatures ? En effet, même si, comme l’affirme Campus France, ce sont les dossiers et non les candidatures qui sont comptabilisées, la nouvelle procédure prive totalement les établissements de points de comparaison avec les années passées et empêchent de facto une discussion étayée sur les effets de cette réforme.

Point 2 : Les chiffres
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Dans la même dépêche d’AEF-info Béatrice Khaiat, directrice générale de Campus France, indique également qu’au “26 mars 2019, le nombre de candidats en première année de licence était de 30 569, soit une quasi-stabilité par rapport à 2018 (-1,06 %)”.

Les chiffres exacts de la Faculté des Sciences et Technologies (FST) de l’université de Lorraine arrêtés à la même date du 26 mars 2019 toute formation confondues et en incluant la totalité des dossiers en cours d’instruction, montrent une très forte baisse. En 2018, la FST a reçu 877 dossiers pour la première année universitaire sur toute l’année. Au 26 mars 2019, uniquement 312 ont été envoyé à la FST, et 90 dossiers étaient en cours d’instruction. La visualisation du fichier de la scolarité a montré une chute drastique des demandes par rapport à la même date en 2018.

Le Doyen de la FST motivait notamment ainsi, le 5 février dernier, la suspension de ses activités administratives :

“Le nombre total de dossiers transmis l’an dernier à notre UFR dépassait 12000.” 
“Le 23 janvier elles représentaient seulement 32% de celles déposées à la même date l’an dernier (1500 sur 4000), dont seulement 216 dossiers transmis à la scolarité.”
“La situation au 4 février indiquait un nombre de candidatures qui a légèrement augmenté par rapport au 23 janvier, mais qui n’atteignent que 41% de celles de l’an dernier à la même date. Les dossiers qui nous ont été transmis sont au nombre de 363.”

Si l’hypothèse d’une quasi-stabilité (-1,06%) indiquée par Campus France pour notre établissement était avérée, cela signifierait que le changement de procédure aurait affecté une très grande proportion de dossiers et donc que l’opacité locale est installée. Les universités devraient ainsi préparer leurs rentrées à l’aveugle. Est-ce vraiment le résultat souhaité ?

Point 3 : Engagement de l’établissement et transparence
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Le président Mutzenhardt (Université de Lorraine) s’est exprimé ainsi le 20 mars 2019 concernant l’exonération partielle :

“Pour être soutenable dans la durée, cet engagement [l’exonération partielle] implique que, dans le cadre de ce processus d’examen de dossier sur des critères de qualité académique, le volume des candidatures acceptées soit globalement comparable à celui des années passées pour votre composante. J’y serai tout particulièrement vigilant.

L’engagement d’un établissement universitaire s’inscrit dans un cycle pluri-annuel. Il s’agit de donner à nos étudiants la meilleure formation possible et par conséquent d’adapter les moyens à cette cause. Avec la nouvelle donne, un avis favorable n’implique plus une admission, certains candidats seront en mesure de choisir leur université d’accueil, notamment en fonction des possibilités d’exonération. Le travail des commissions d’admission devient une mission impossible. Statuer sur la qualité académique d’un dossier fait partie de leurs compétences, mais spéculer à l’aveugle sur les stratégies des autres établissements et des candidats n’est pas et ne doit pas être de leur ressort.

Conserver le principe d’une augmentation drastique des droits en l’assortissant d’une possibilité d’exonération est non seulement contraire à la tradition d’accueil et d’universalisme de la France, c’est aussi le gage d’un dysfonctionnement majeur de nos structures.

La directrice générale de Campus France indique également dans la dépêche d’AEF-info que, quant à la modification de la procédure d’examen des vœux, “l’objectif poursuivi est double : le candidat n’a plus à hiérarchiser ses vœux et pourra ainsi recevoir davantage de propositions ; de plus, les universités bénéficient de davantage de temps pour examiner les candidatures”.

Dans la précédente formule, le travail des commissions était réparti en trois phases, arrêtées aux dates des 15/4, 15/5 et 8/6, avec une totale visibilité à chaque étape. On leur demande à présent d’examiner beaucoup plus de vœux et de rendre les décisions finales au 10/5, soit avant la date précédemment retenue pour la deuxième phase. Voilà donc ce qui est présenté comme accordant “davantage de temps aux commissions d’admissions” !

Thomas Stoll et Gérald Tenenbaum


NB : Ce texte reste d’actualité, aussi après publication du décret (21 avril 2019).

Liens :
dépêche d’AEF-info
Pétition sur change.org